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Les 3 défis de CATCH pour le Biopark

26 Septembre 2018 |
Le plan « Catalysts for Charleroi » (CATCH) vise à accélérer la croissance de l’emploi dans la région carolo. Un an après son lancement, Augustin Coppée, responsable du secteur « Heath & Bio », fait le point sur les projets autour du Biopark.

Quand et pourquoi a été créé le plan CATCH ?

Augustin Coppée : « En 2016, l’annonce de la fermeture de Caterpillar a sonné comme un coup de tonnerre dans le ciel carolo. Le plan de relance CATCH est une réponse à ce cataclysme. L’objectif : booster la création d’emplois. Dans le secteur Health & Bio (1), le développement du Biopark est l’un de nos projets phares (2). Beaucoup d’excellentes choses ont déjà été accomplies, grâce à Dominique Demonté (NDLR : directeur du Biopark), à l’ULB et aux équipes de l’I-Tech Incubator et d’Igretec. Mais nous ne comptons pas nous arrêter là ! »

Concrètement, quelles sont vos ambitions pour le Biopark ?

« L’ambition de CATCH est de doubler l’emploi au Biopark d’ici 2025. Le défi est colossal, car nous sommes face à un triple challenge : développer les infrastructures, l’offre de formations et les partenariats.
Premier défi : les infrastructures et la mobilité. La forte croissance des entreprises du Biopark et l’arrivée régulière de nouveaux acteurs nécessitent de la brique. Pour ce faire, nous allons construire un bâtiment supplémentaire de 25 000 m2. Ce projet vise à répondre à la demande en termes de laboratoires et de bureaux. Nous voulons aussi développer des services de proximité (restaurants, commerces, fitness, etc.) afin de créer une “place du village” sur le site même du Biopark. En collaboration avec l’aéroport, nous allons également renforcer l’offre de mobilité. »

Le 2e défi concerne la formation...

« En effet. Il faut renforcer le pool de talents en proposant davantage de formations répondant aux besoins des entreprises. Je pense à des profils comme les technologues de laboratoire, par exemple. En capitalisant sur les structures existantes comme ULB Formation continue, centre de formation ULB HeLSci (Health and Life Sciences) ou encore le CefoChim (3), des solutions peuvent être proposées et implémentées rapidement. »

Et les partenariats ?

« La force du Biopark, c’est son écosystème. Il faut le préserver et le renforcer. Nous avons à cœur de soutenir et développer les collaborations entre les différents acteurs académiques, hospitaliers et/ou privés. Ce qui passe par le partage d’équipements, de données, de personnel, de compétences... ou plus simplement échanger de façon conviviale autour d’un verre ! Il faut aussi continuer à nouer des partenariats en dehors de Charleroi, tant en Belgique que dans le reste de l’Europe, aux USA et en Asie. À tous les niveaux, il faut donc tisser des liens professionnels et humains afin de conforter le Biopark comme un acteur biotech majeur au niveau national et international. »


Notes :
(1) Le plan CATCH compte 3 autres secteurs : Advanced Manufacturing, Airport & Logistics et Creative & Digital.
(2) Deux autres projets phares sont à mentionner : l’e-santé à travers le nouvel Institute of Analytics for Health (INAH) et les partenariats hospitaliers.
(3) Le CefoChim est un centre de formation aux métiers de l’industrie chimique et (bio)pharmaceutique.
Candice Leblanc