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« Seul, je n’aurais rien pu accomplir »

22 Octobre 2018 |
Après 18 ans au Biopark, dont huit ans en tant que directeur, Dominique Demonté s’en va vers de nouveaux horizons professionnels. L’occasion de jeter un œil sur le passé et, surtout, de regarder vers l’avenir !

Parlez-nous de votre arrivée au Biopark en 2000. Comment était-ce ?

Dominique Demonté : « Après ma thèse , j’ai entamé un postdoc à l’Institut de biologie et médecine moléculaires. À l’époque, ce qui ne s’appelait pas encore le Biopark ne comptait que ce gros centre de recherche au milieu de nulle part... De 2006 à 2008, j’ai travaillé à l’ULB-TTO, le Knowledge Transfer Office de l’université où j’ai créé une cellule dédiée aux sciences du vivant. Travailler sur les brevets et devenir l’intermédiaire entre les chercheurs et les acteurs du développement industriel m’a passionné... et préparé pour mes futures fonctions. »

Quel était votre rôle en tant que directeur du Biopark  ?

« En 2010, l’incubateur venait d’être réactivé, nous avions les financements pour lancer un nouveau centre de formation, les projets de R&D se multipliaient... Il fallait quelqu’un pour coordonner ces activités et les intégrer dans une approche écosystémique. C’est-à-dire assurer le développement de la recherche et des sociétés en se servant des leviers “formation” et “incubateur”. Je me suis efforcé de faire converger les énergies pour faire du Biopark ce qu’il est devenu aujourd’hui. Cela n’a été possible qu’avec l’engagement fort de l’ULB, des partenaires (IGRETEC, SAMBRINVEST et THEODORUS) et des équipes (incubateur, centre de formation, TTO, etc.). Sans leur appui, seul, je n’aurais rien pu accomplir... »

De quelles réalisations êtes-vous le plus fier ?
« Du projet Biopark en tant que tel. En dix ans, nous sommes parvenus à positionner le site de Gosselies sur les plans régional, national et international. Nous sommes désormais capables d’attirer les talents et les projets. La preuve : entre 2010 et 2018, le nombre d’employés a plus que doublé. Avoir contribué à créer de l’emploi qualifié dans la région de Charleroi, ma ville d’origine et de cœur, m’apporte beaucoup de satisfaction. »

Comment voyez-vous l’avenir du Biopark ?
« De façon optimiste ! Le Biopark se développe plus vite que prévu : de plus en plus d’acteurs souhaitent s’y installer et les entreprises engagent beaucoup. L’enjeu est donc de répondre à cette demande, notamment en termes d’infrastructure et de formations. Mon départ pour Agoria (1) ne doit pas susciter l’inquiétude. Au contraire, c’est une chance de redéfinir les stratégies et de repenser le modèle du Biopark pour le rendre encore plus efficace ! »

Notes :
(1) Agoria est la fédération belge des entreprises technologiques.
Candice Leblanc