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Une nouvelle stratégie économique pour le Biopark

30 Janvier 2019 |
De gauche à droite : Florence Bosco et Michel Coulon
Ne parlez plus de l’i-Tech Incubator, mais bien de « Biopark Dev » ! Plus qu’un changement de nom, cet acteur de l’écosystème va œuvrer au développement économique et industriel du Biopark.

Le Biopark connait une accélération de sa croissance et est confronté à plusieurs défis. « Il est temps de se donner les moyens de nos ambitions », commente Florence Bosco, CEO de Biopark Dev. « Pour conforter la position du Biopark tant sur le plan local qu’international, et créer un écosystème biotech fort, il était important d’élargir les missions jusqu’ici assurées par l’I-Tech Incubator. Le 21 décembre 2018, le CA de l’incubateur, composé notamment de l’ULB, d’IGRETEC et de Sambrinvest, a donc approuvé son changement de nom – officiellement, il s’agit du “Charleroi Brussels South Biopark Dev SA” – ainsi que l’élargissement de ses missions. »

Les missions de Biopark Dev

Biopark Dev continuera à accompagner la création d’entreprises biotech. Cependant, à cette mission d’incubation s’ajoutent désormais deux autres missions de service : soutenir la croissance des sociétés déjà présentes et faciliter l’installation de sociétés internationales.
Selon Florence Bosco, « les sociétés du Biopark ont quatre grands types de besoins : des mètres carrés, des talents, du financement et des opportunités de collaborations locales. Ces besoins sont autant de missions et de défis concrets pour la nouvelle équipe de Biopark Dev. »

1er défi : anticiper la demande immobilière et soutenir l’implantation de projets

Pour coordonner le développement immobilier, Biopark Dev, IGRETEC, la SRIW (1) et des acteurs privés sont en train de créer un holding immobilier. Son rôle sera d’anticiper les besoins, tant en termes de volume qu’en termes de contenu, d’en informer les opérateurs immobiliers et de définir avec eux des solutions compétitives. Comment ? « En leur proposant des solutions standards construites », répond Florence Bosco. « Ou en mettant en présence l’ensemble des acteurs susceptibles d’aider les entrepreneurs dans leurs projets sur mesure, depuis le design jusqu’au financement et à la construction. Ce qui leur permettra de se concentrer sur leur cœur de métier. »

2e défi : attirer et garder les talents biotech

La croissance simultanée des sociétés du Biopark génère une pression importante sur le recrutement de profils biotech spécialisés. Un défi complexe pour lequel Biopark Dev va collaborer avec Michel Coulon, le nouveau directeur du Pôle ULB Charleroi et travailler sur plusieurs axes :
  • Promouvoir le Biopark et ses opportunités de carrière auprès des hautes écoles et des universités belges et étrangères. 
  • Renforcer l’offre de formation continue, notamment avec le centre de formation HeLSci.
  • Relayer auprès des opérateurs concernés les problèmes de mobilité et travailler ensemble afin d’y remédier. 
  • Créer une « place du village » où les travailleurs pourront se retrouver et trouver des services de la vie courante.
  • Mettre en place une structure de support et de liaison pour les travailleurs expatriés, en collaboration avec l’AWEX.

3e défi : rayonner sur la scène internationale

« Nous souhaitons attirer de nouvelles sociétés de production, de R&D et de services biotech », explique Florence Bosco. « Nous souhaitons notamment canaliser et rencontrer les besoins d’expansion des biotechs américaines et asiatiques vers l’Europe. Pour ce faire, nous pourrons compter sur le support de la Catch Delivery Unit. Celle-ci apportera des ressources complémentaires en matière de Business Development international. Notre but : mettre en œuvre une stratégie ciblée et proactive tout en mettant à profit le réseau spécialisé avec lequel le Biopark a tissé des liens étroits au fil du temps. »

Notes :
(1) Société régionale d’investissement de Wallonie.
Candice Leblanc